Rien sur ma mère

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Rien sur ma mère
Rien sur ma mère

Dans ce roman, Christine Détrez nous démontre qu’en écriture tout comme en danse la facilité et la demi-mesure n’existent pas.

Publié en 2008
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ISBN : 9782914467506 Catégories : ,

Description

Dans ce roman, Christine Détrez nous démontre qu’en écriture tout comme en danse la facilité et la demi-mesure n’existent pas.

De sa plume à la fois incisive et tendre et par le biais d’une composition narrative éblouissante, elle dresse le portrait d’une femme lucide qui, entre non-dits et dissonances, traque inlassablement la vérité.

Une femme en qui chacune se reconnaîtra.

actualitte.com

Biblioblog

Sélectionné pour le Prix Méditerranée des Lycéens – Région Languedoc-Roussillon

220 pages 

Détails du livre

Poids0.25 kg
Dimensions1 × 14.5 × 21 cm
Public

Ados, Adultes, Seniors

Format livre

Format PDF, Livre papier

Auteur(e)

Christine Détrez

Editeur

Éditions Chèvre-feuille étoilée

Quatrième

“Dans mon album d’enfance, d’avant le remariage, je suis toujours toute seule, dans mon lit, dans mon parc, dans le jardin. […] jamais la petite fille, avant le gâteau des cinq ans, n’est dans les bras d’une maman. Quand on referme les pages d’un album, les photos, dans le silence et la solitude des étagères,

se superposent et leurs personnages, joue contre joue, s’endorment en souriant, s’embrassent de leurs lèvres de papier. Jamais la petite fille de mon album n’a posé son sourire jauni par le temps sur celui de sa mère.”

C’est cette petite fille devenue mère, qui retrouve, à fleur de mémoire, une blessure d’enfance ineffaçable enfouie dans la conjuration du silence.

Dans ce roman, Christine Détrez nous démontre qu’en écriture tout comme en danse la facilité et la demi-mesure n’existent pas.

De sa plume à la fois incisive et tendre et par le biais d’une composition narrative éblouissante, elle dresse le portrait d’une femme lucide qui, entre non-dits et dissonances, traque inlassablement la vérité.

Une femme en qui chacune se reconnaîtra.

Extrait

À la barre. En première. Petit plié, posé, port de bras, petit plié, relevé sur pointes, grand plié, en avant, jusqu’en bas, tout plat sur la jambe, petit plié, port de bras, relevé sur pointes. Ouverts, les talons. Pareil en seconde, quatrième et cinquième. Détourné, pareil à gauche. On rentre le ventre, on serre les fesses, on baisse les épaules, la tête droite, comme si un fil vous tirait le crâne vers le haut. Le sol, les hanches et les épaules sur trois lignes parallèles… Je devrais voir de la sueur sur tous les fronts. Je devrais voir des grimaces sur tous les visages, même pour un exercice qui vous semble aussi facile, même en début de barre… En danse, mesdemoiselles, la facilité et la demi-mesure n’existent pas, combien de fois faudra-t-il vous le marteler ? Si vous ne souffrez pas, dites-vous bien que vous exécutez mal l’exercice, et corrigez-vous.

2

Je les entends les appareils qui nous enregistraient, elle et moi, moi en elle. Ils transformaient en pulsations sonores, en pics lumineux sur les écrans les battements de nos cœurs, de mon cœur dans son ventre. Ça sentait l’éther et le chlore, ça devait piquer le nez, piquer les yeux, comme à la piscine. Ou alors ça ne sentait rien, tellement tout était aseptisé, les sols, les draps, les mains de caoutchouc qui la palpaient, les mains qui la fouillaient, les mains qui m’arrachaient à elle.

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