Revue 75-76 – Épier le rêve

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Revue 75-76 - Épier le rêve
Revue 75-76 - Épier le rêve

Le rêve a mille et une formes…

Publié en 2018
UGS : 9782367951324 Catégorie : Étiquette :

Description

Le rêve a mille et une formes, il est à la fois dehors et dedans, il nous vient des désirs qui nous habitent et… dans ce qu’il nous révèle de nous-mêmes et transfigure les ombres en espérance.?Rêver c’est écouter ce qui se murmure, qui voyage, qui flambe dans le cri de la vie…

Étoiles d’encre a convié les femmes à épier les leurs… Poursuivant le jeu sacré de la littérature, elles y ont fabuleusement répondu, libérant leurs imaginaires et leurs intelligences, comme seule le permet la démarche artistique. Et des rêves, il s’en est écrit ici ! Sous toutes les formes, dans tous les genres. Fictions, science-fiction, poésie bien sûr, Histoire, politique même, dessins et photos ; des rêves tissés dans les abysses de l’inconscient peut-être, mais aussi à la lisière de la mémoire et de la conscience créatrice. Des rêves irradiés par le souvenir de la joie ou de la souffrance, de la peur ou de la révolte, de l’exode, de la solitude, de l’amour. Un caléidoscope de thèmes, de styles, de sensibilités, d’émotions, de personnalités. Un élan où l’on retrouve l’originelle présence de chacune franchissant le seuil du rêve pour atteindre au langage littéraire.

Ce langage littéraire s’enrichit ici, du langage des arts plastiques et notamment ceux de Sabine Péglion qui illustre ce numéro avec ses admirables monotypes.

La revue Étoiles d’encre est diffusée et distribuée en librairie par Difpop/Pollen

Feuilletez les premières pages

 

254 pages 
Nombreuses illustrations dont 12 en couleur 
  
 

Détails du livre

Poids0.25 kg
Dimensions2 × 15 × 21 cm
Auteur(e)

Collectif d'auteurs

Editeur

Éditions Chèvre-feuille étoilée

Préface

La Désirance

Le rêve est la voie royale vers l’inconscient. Sigmund Freud La désirance ! ce mot de Freud en dit beaucoup sur nos rêves. Ils ne seraient que l’accomplissement de souhaits, de désirs refoulés. Ce serait la poursuite dans le sommeil de la vie consciente. Mais nous n’avons pas placé le thème de ce numéro sous l’aura des interprétations complexes de Freud sur le rêve. Notre appel à textes, nous l’avons placé sous les fastueux blasons d’Amadeus et d’Arthur. Des rêves par le détour de l’impérissable beauté. Des rêves par le flamboiement de la poésie et de la musique de ces deux voleurs de feu qui inventèrent de nouveaux langages de l’art qui se fondent aujourd’hui dans la conscience universelle. Une aventure épique pour nous guider, un défi passionné proposé aux auteures de cette revue comme une écume d’or qui couvrirait les rêves à écrire. Poursuivant le jeu sacré de la littérature, elles y ont fabuleusement répondu, libérant leurs imaginaires et leurs intelligences, comme seule le permet la démarche artistique. Numéro après numéro, sur ces mêmes pages, sous la même passion d’écrire, sous le même chapiteau du féminin, elles défient les thèmes et les années, ignorant ainsi la surdité d’un monde tourné vers ce qui bruit, qui résonne, qui tonne, dans les médias. Elles ont choisi ce lieu de tous les risques mais aussi de la reconnaissance de tous les talents. Nous avions rêvé d’Étoiles et d’encre il y a plus de dix-huit ans, elles prolongent l’âme de notre rêve signant un pacte implicite, souverain, qui s’écrit toujours et encore à partir du présent et… des nouvelles venues. Un pacte pur et simple. Absolu. Qui nous porte. Et des rêves, il s’en est écrit ici ! Sous toutes les formes, dans tous les genres. Fictions, science-fiction, poésie bien sûr, Histoire, politique même, dessins et photos ; des rêves tissés dans les abysses de l’inconscient peut-être, mais aussi à la lisière de la mémoire et de la conscience créatrice. Des rêves irradiés par le souvenir de la joie ou de la souffrance, de la peur ou de la révolte, de l’exode, de la solitude, de l’amour. Un caléidoscope de thèmes, de styles, de sensibilités, d’émotions, de personnalités. Un élan où l’on retrouve l’originelle présence de chacune franchissant le seuil du rêve pour atteindre au langage littéraire. Le rêve est un voyage où rien ne ment nous dit Hélène Pradas. Oui, nos envies, nos tentations, nos faims, nos angoisses, nos non-dits s’invitent inopinément dans notre sommeil, indifférents aux fêlures de notre être, filon vivant et pourtant insaisissable ne connaissant ni mensonges, ni méfiance ni indulgence. Un mouvement intarissable, une forteresse de vacarmes et de silences dont nous sortons meurtris ou consolés ou simplement oublieux du torrent qui emporte nos nuits. Je lis les rêves offerts à ce numéro. Je tourne les pages et voici qu’un personnage, en queue-de-pie, ayant servi chez Maxim’s ou à La Tour d’Argent s’insinue subrepticement dans le rêve de Chantal Vidil. Et avec lui un inoubliable passé dont il sauve l’indélébile empreinte dans un petit restaurant désolé de Boussaâda la ville de Dinet et d’Eberhardt. Magnifique, déchirant. Je tourne encore les pages et, déboule, espiègle et malicieux, dans la nuit de Carole Lilin, un paquet postal qui prétend rien moins que sauver la planète et signifier à la dormeuse que son avenir ne lui appartient ja…mais. Tellement rêve et tellement imaginatif ! Puis m’arrive l’écho du monde, bruissant du rêve révolté de Nic Sirkis, rêve politique s’il en est, qui fustige notamment le (hélas !) président des États Unis : je sens un cri de colère déchirer mon ventre, un cri à se boucher les oreilles pour repousser ce vent de haine… Une écriture ouragan. Plus loin, souffle sur ma mémoire le vent poivré d’une fragrance méditerranéenne, le rêve légendaire de la célèbre Berbère Fadhma N’soumer dont Lila Lakhel nous conte, à sa manière, l’épopée. Superbe. Au fil des pages, je sens un parfum de terre mouillée et de fleurs sauvages car Danièle Maffray a toujours sous le boisseau des rêves d’enfance enchanteurs qui nous emplissent d’une douce nostalgie. Quelle fraîcheur. Et puis, Sabine Péglion quitte un instant – ou plutôt s’arrime à – l’œuvre picturale pour chaparder au ciel et à la mer leurs secrets territoires. Musical comme un poème. Par un magnifique et terrible texte, Rosa Cortès nous arrache à nos passés, aux faux rêves d’ogres, de sorcières et de princesses, et nous mène vers le havre prometteur de la musique : Une esquisse se profile et nous rêvons, comme Michel Houellebecq, à la possibilité d’une île. Et puis, et puis comment ne pas citer le chant des partisans que le rêve de Michèle Perret lui enjoint d’affirmer comme le plus beau chant de résistance qui soit au monde. Le texte de Wassyla Tamzali y fait écho et lui donne toute sa substance. Un nom, un seul résonne de toute la force du partisan qu’il fut, celle d’un enfant de la lutte anticoloniale, un visionnaire, le frère d’esprit de Jean Sénac. Tous deux amants de la lumière. Cet enfant s’appelait Maurice Audin. Et… mais non, j’arrête, j’aurais trop de pages pour un simple édito et ce n’est pas faute d’avoir été gourmande des mots rêvés de toutes les auteures présentes en ce numéro. Qu’elles soient sûres que je les ai lues aussi attentivement que celles que je cite ici. C’est donc dans le sillage ardent de la vie au rêve et du rêve à la vie, que nous lirons tous les textes qui respirent au bord de nos nuits et dans l’embrasure des portes de la littérature. Je finirai – malgré tout – par cette réflexion de Sigmund Freud qui concerne toutes celles et tous ceux qui ont choisi d’écrire : Les écrivains sont de précieux alliés et il faut attacher un grand prix à leur témoignage car ils savent toujours une foule de choses entre ciel et terre, dont notre sagesse d’école ne peut encore rêver.

Behja Traversac

Sommaire

  • Edito de Behja Traversac
  • Une artiste à Étoiles d’encre : Sabine Péglion
  • Entretien avec Marie-Noël Arras, encres et poèmes
  • Forum
  • Le geste amputé  Wassyla Tamzali
  • Rêve-Errance aux errants  Nic Sirkis
  • Ivres d’espoir  Clara Delange
  • Si je pouvais  Aldona Januszewski
  • Leurs rêves brûlent en Grèce  Michèle Petit
  • Estelle  Tamara Pillian
  • Flash  Michèle Perret
  • L’attrape-rêves Clara Delange
  • As time goes by… Rosa Cortes
  • Bris04 Anaïs Bon
  •  Variations 
  •  D’un rêve à l’autre  Marie Malaspina
  • L’homme sans ombre Chantal Vidil
  • Dialogue avec mon rêve  Elisabeth Grangeon
  • Berberrance  Lila Lakehal
  • Juin Toujours  Rose-Marie Naime
  • Tjukurrpa Célyne De-Saër 
  • Apparition  Danièle Maffray 
  • Un rêve de martinet  Viviane Campomar
  • Vertige  Rose-Marie-Naime
  • Une journée ordinaire  Guan Jian
  • Rêve d’envol pour train d’enfer  Janette Ananos
  • Avenirs en boites  Carole Menahem Lilin
  • Tiens bon  Aldona Januszewski
  • Où donc est passé mon âme ? Anaïs Bon
  • Rêve d’eau et de vent Pascale Garreau
  • Croire en la force de ses rêves rebelles Françoise Renaud
  • La vieille qui tricote les heures Danielle Marty
  • La boutique du souvenir  Clara Delange
  •  Mémoire et Histoire
  • Ce 17 septembre 1948, à Jérusalem  Monique Sérot-Chaïbi
  • Rêver Venise, Hélène Pradas-Billaud
  • J’ai rêvé de devenir écrivaine  Fawzia Asaad
  • Bérard l’échappée marine  Jacqueline Brenot
  • L’Algérie fière  Françoise Martin Marie
  • Une histoire de rêves  Sarah M. Kieffer
  • Alger de l’autre côté  Keltoum Staali
  • Mon archive du féminisme : une mémoire et des rêves  Claire Judais
  • Femmage à Simone Veil  Marie-Noël Arras
  •  Du côté de l’enfance
  • Conjuguer les rêves Anne Poiré
  • Classe de rêveurs  Clara Delange
  •  D’un art, l’autre
  • Des lignes  Samira Negrouche /Lamine Sakri
  • En un clin d’œil  Huguette Bertrand/Marie-Lydie Joffre
  • Un ange Mary Devergnas (mère d’Annie D.) 1982
  • Rêvampire,poème et dessin Rose-Marie Naime
  • Un rêve de délicatesse  Elisabeth Grangeon/Susanna Bauer
  • Expérience Vietnam, texte et encres  Cathy Toussaint
  • Fatoumata  Françoise Martin Marie
  •  Partages
  • L’Aria en Corse :
  • Il m’est venu le temps d’aimer  Junior Borgella
  • Atelier d’écriture d’enfants d’Argelès s/Mer avec Pascale
  •  À livres ouverts
  • Lettre ouverte à Maïssa Bey Nulle autre voix M-N Arras
  • Behja Traversac
  • Algiers Third world capitalElaine Mokhtefi  Behja Traversac
  • My Bloody ValentineChristine Détrez  Marie-Noël Arras
  • Through the flowerJudy Chicago trad. Sophie Taam Danièle Maffray
  • Le jeu de dominosAnne Poiré  Rose-Marie Naime
  • Des contes à régler… Pépito Matéo  Nic Sirkis
  • J’envisage de te vendreFrédérique Martin  Michèle Perret
  • Climats de France– Marie Richeux  Marie-Noël Arras
  • Song Quingling– Annelie A-M Lara  Michèle Wilisch
  • Melting plot Peggy Pepe-Sultan  Gilbert Cabasso
  • Mon pays, c’est le chemin Nathalie Bénézet
  • Les Fivettes Eleonora Mazzoni
  • Terre de ma mère – Sophie Colliex/Djillali Bencheikh Behja Traversac
  • Appel à textes
  • Abonnement

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Revue éditoriale

Je suis émerveillée par ce numéro délié et profond, reflet irisé de tant de vérités profondes.
Chéres éditrices vous pouvez être fière d'avoir donner vie à un tel numéro.
Tout y est dit dans le talent spécifique de chacune.
Les luttes de la parole, de l'écriture sont loin d'être terminées.
Etoiles d'encre tient debout la dignité des femmes.
Il n'y a plus de solitude
Merci à chaque écrivaine de ce numéro. Chacune ouvre un espace où se reconnaître.
Oui il y a une cité idéale, chacun (e) y agit dans son quartier, dans son talent et dans son intériorité pour faire du lien.
J'en viens à rêver de rencontrer toutes ces femmes remarquables à la prochaine comédie du livre.
avec mes amicales pensées.
Marie Malaspina