Description
Halima sera toujours hantée par ce qui est arrivé à Karim. Les souvenirs qui ne l’ont jamais quitté reviennent à elle lorsqu’elle est arrêtée pour tentative de meurtre sur le juge Julliard qui a condamné son frère à sa déchéance.
Ce roman douloureux, riche d’amour, d’espoir et de fraternité touchera autant les grands ados que les adultes. Il dépeint les fléaux du racisme et des intégristes musulmans qui amèneront Karim à sa perte.
À travers l’histoire de Karim et le regard d’Halima, l’autrice explore les ravages de l’injustice, du fanatisme et de l’emprise carcérale, tout en dressant le portrait sensible d’une famille soudée, impuissante face à des forces implacables. Porté par des personnages profonds et une écriture précise, le récit maintient le suspense jusqu’au dénouement final
Un vibrant plaidoyer pour la justice et contre les préjugés.
224 p.








Lydia HAMDI –
Vous aimez Antigone ? C’est la Halima de ce récit ! Vous aimez Victor Hugo et ses plaidoyers qui nous expliquent que la société peut condamner un homme et le pourrir ? C’est ce que Janine Teisson nous montre par ce magnifique « Ô Karim ». J’ai aimé chaque personnage. Quelques-uns me semblaient inutiles, juste là pour étoffer un peu le décor. Mais toutes les pièces du puzzle trouvent leur place à la fin ! J’ai aimé le regard de cette jeune femme issue de l’immigration algérienne, sévère sur l’éducation de sa mère à l’égard de son fils, sévère sur la justice fallacieuse de la France, sévère sur le traitement des prisonniers. Des vérités, qui dérangent, sont dénoncées ici : si l’on est riche, on peut se défendre, si l’on est pauvre, on accepte l’avocat commis d’office sans expérience et payé au lance-pierre qui bâcle ainsi certains dossiers.
Des vérités, qui sont oubliées, sont rappelées : les proverbes De La Fontaine sont similaires à ceux du « bled », Jésus fils de Marie correspond à Issa fils de Maryam… Et aux interrogations de Karim qui cherche alors à comprendre pourquoi « on se tape sur la gueule », éclate la sentence d’Halima, que nous devrions tous brandir : « Parce qu’on est con ! ». Ce roman est un magnifique plaidoyer, mais aussi une mise en garde précieuse pour les jeunes qui pourraient se laisser abrutir par quelques herbes distribuées « généreusement » mais surtout habilement, ces psychotropes qui pourraient vider les cerveaux afin de les remplir de foutaises. J’espère fortement que ce roman fera le tour des classes et remplira les jeunes esprits… mais aussi les « vieux » esprits! 😉