Le vertige du Silence

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Le vertige du Silence
Le vertige du Silence

L’histoire d’une lutte douloureuse mais victorieuse contre la maladie.

Publié en 2007
ISBN : 9782914467414 Catégories : ,

Description

TEMOIGNAGE

L’histoire d’une lutte douloureuse mais victorieuse contre la maladie.
Un texte d’une vérité étourdissante, des photos superbes.

88 pages 

Détails du livre

Poids0.3 kg
Dimensions0.7 × 15 × 21 cm
Public

Ados, Adultes, Seniors

Auteur(e)

Véronick Bournel

Editeur

Éditions Chèvre-feuille étoilée

Quatrième

Je savais qu’il me faudrait m’absenter

pour soigner ce corps qui sinon m’abandonnerait.

Je ne connaissais pas la solitude et le désarroi mêlés

de ceux confrontés aux replis de la vie,

luttant pour la garder.

Ce fut un temps qui ne peut se définir.

Plusieurs mois qui se sont écoulés

secondes par secondes.

La vie est belle, se révélant hasard et volonté.

Je pense à tous ces malades qui se battent.

Je pense à eux tout le temps.

Je voudrais que nul ne les oublie

car chaque pensée qui s’envole vers eux

se transforme en force et en courage, en tendresse aussi.

Il n’y en aura jamais suffisamment.

Extrait

Torpeur, moiteur,
chape de fatigue qui s’abat
m’anéantissant, me réduisant à néant.
Je voudrais pouvoir m’endormir.
D’un vrai sommeil.
Concentrée tout entière sur la guérison de mon corps,
volonté qui empoisonne et épuise mon esprit.
Tout est lent.
Mouvements décomposés, mesurés, comptés.
Malgré tout : essayer « d’être là ».
Fièvres et frissons.
Douleurs sourdent qui me maintiennent en éveil.
J’aspire au repos.
Pause attendue, nécessaire, pourtant si souvent refusée.
Même mon sommeil est rempli de luttes et d’abîmes.
J’attends.
Je trompe l’attente et la douleur,
les ignorant volontairement.
Tout au moins : essayant.

TRÊVE

Pas envie de me « prendre la tête ».
Besoin de vive l’instant présent. Moment de rémittence.
Je sors.
Plus exactement je me fais emmener, car si j’arrive à faire illusion je ne suis pas pour autant capable de conduire.
Je peux tenir assise. Dans les jours fastes, debout.
Je suis heureuse, épuisée de m’être préparée, faite « belle » comme avant. Mais qu’importe la durée et la fatigue.
Seule compte l’envie. De quelque façon que ce soit, temps et lassitude rythment désormais mes jours et mes nuits.
Je vais boire un verre, fumer une cigarette qui m’écœurera, rire.
Avoir la volonté d’oublier l’épuisement qui tout à l’heure, me fera tanguer avant de me faire vaciller et m’allongera quelques heures de plus.
Qu’importe. Qu’importe plus que l’existence. Celle qui vibre.
Partager la vie « normale » mais dont je mesure la valeur puisqu’elle me demande tant de volonté.
Moment de gaieté où je me retrouve.
Rémission qui s’estompera dans une volute de fumée,
celle de la cigarette que je consume sans réelle envie
autre que d’être comme je suis, comme j’étais.
Présente mais invisible.
Etrange sensation à laquelle je ne m’habitue pas.
Pas d’amertume, comme si je flottais.

Presse

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