Le Premier Convoi

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Le Premier convoi
Le Premier convoi
Verso

Le 22 février 1848, Paris se soulève contre le roi Louis Philippe. Ce passionnant roman qui raconte l’histoire de ce premier des dix-sept convois…

Publié en 2019
UGS : 9782367951409 Catégories : ,

Description

Le 22 février 1848, Paris se soulève contre le roi Louis Philippe.

La Deuxième République est proclamée ; Alphonse de Lamartine impose le drapeau tricolore.

Des Ateliers Nationaux destinés à procurer du travail aux chômeurs parisiens sont créés puis fermés rapidement par l’assemblée conservatrice. Fin juin une nouvelle insurrection est réprimée dans le sang. Pour se débarrasser des fauteurs de troubles on leur propose de créer des colonies agricoles en Algérie. Un décret du 20 septembre 1848 stipule que les colons doivent partir le plus vite possible.

L’auteure nous invite à embarquer avec eux dans ce passionnant roman qui raconte l’histoire de ce premier des dix-sept convois, en octobre 1848.  C’étaient des hommes et femmes simples et rudes, prolétaires aux mains calleuses, artisans, boutiquiers… Ils s’étaient faits beaux pour le jour ensoleillé où l’on se débarrassait d’eux, ils fuyaient vers les fortunes les plus diverses, charogne pour les Arabes, comme on le leur crierait parfois sur la route, quand on voudrait les humilier. Transportés. Déportés. Avec tous les honneurs de la République.

Feuilletez les premières pages ici

En librairie le 24 octobre 2019

280 pages 

Détails du livre

Poids0.3 kg
Dimensions1 × 14.5 × 21 cm
Public

Ados, Adultes, Seniors

Auteur(e)

Michèle Perret

Editeur

Éditions Chèvre-feuille étoilée

Avis

4 avis pour Le Premier Convoi

  1. MagdaB

    Roman historique très bien documenté. L’exil vers l’Algérie, pour y devenir “colons” d’un certain nombre de prolétaires parisiens, à une époque où la France a “exporté sa misère” à coup de promesses mirifiques. On suit dans leur long périple à travers la France, par les canaux de Bourgogne en péniche, en bateau sur le Rhône et en train jusqu’à Marseille quelques familles bien campées, certaines attachantes,d’autres moins. On découvre avec eux une décevante terre promise à défricher, irriguer, cultiver. Des populations indigènes qu’ils comprennent mal et la mort, avec la grande épidémie de choléra de 1849. Très instructif, sur les parlers de l’époque, l’état de la France en 1848 et celui de l’Algérie, sur l’attitude de l’armée, le rôle des femmes dans l’oeuvre colonisatrice. Solide travail d’historienne : bibliographie bien documentée en fin d’ouvrage et liste nominative des 850 transportés de ce premier convoi (16 autres suivront jusqu’à mars 1849)

  2. KTW

    Michèle Perret a choisi le roman historique pour nous raconter les péripéties de ce « premier convoi » d’émigrés partant de Paris vers l’Algérie en octobre 1848 : les événements et le contexte social causes de leur départ, leur éprouvant voyage, leur arrivée dans une région inhospitalière, bien différente de celle de leurs espoirs, et les toutes premières années, très difficiles, de leur installation. Si l’auteure s’appuie, bien sûr, sur tous les documents existants, en choisissant la forme romanesque, elle rend cette aventure très vivante et accessible à tous. Les différents personnages, plus ou moins pris dans la tourmente de 1848, ont des situations, des caractères et des motivations très variés et évolueront au fil du temps et des épreuves. En filigrane on voit se dessiner ce que sera l’Algérie coloniale future avec ses différentes populations – colons de métropole, riches et pauvres, militaires, arabes, juifs et espagnols. D’une lecture fluide, facile et très agréable, ce livre met en lumière un épisode peu connu de notre histoire. A mettre entre toutes les mains.

  3. Catherine Pallois

    J’ai été vraiment passionnée par ” Le premier convoi de 1848 ” tellement intéressée par l’origine des premiers français partis à la conquête de l’Algérie sans rien connaître que leur Paris où tous étaient dans une situation dramatique. L’époque en France était épouvantable. Pour certains pas le choix de partir il fallait survivre d’autres qui croyaient ferme à un Eldorado furent déçus en arrivant mais le courage venant ils ont construit, fécondé une terre nouvelle pourtant hostile, ils ont fondé leurs familles et on fait de la terre d’Algérie un territoire florissant. Bravo à Michel Perret pour ce récit qui complète mes connaissances.

  4. DENIS NUNEZ

    «1848 : Pour se débarrasser des fauteurs de troubles on leur propose de créer des colonies agricoles en Algérie. Un décret du 20 septembre 1848 stipule que les colons doivent partir le plus vite possible.»
    Dernier roman de Michele Perret, le premier convoi se lit d’une seule traite. L’écriture nous emporte comme ces premiers “colons” dans un voyage au long cours dont, comme eux, nous ignorons tout de l’issue.
    Le livre est différent de tout ce qui a été écrit sur cette «Déportation» qui ne dit pas son nom.
    Michèle Perret s’appuie certes sur tous les documents et essais divers existant sur le sujet de «l’envoi» de citoyens français en Algérie, leur faisant miroiter monts et merveilles, mais elle a choisi, et c’est là l’intérêt du livre, de dresser une galerie de portraits des différents personnages pris dans la tourmente de 1848, «condamnés» à choisir le premier convoi.
    Elle situe l’histoire dans le contexte économique et social de la France où le chômage est endémique, les salaires en diminution constante, «2 francs, après 1 franc 50 et maintenant 1 franc.», et la perspective de fermeture des ateliers nationaux loin d’être une menace en l’air «(…) s’ils touchent aux ateliers, nous les vrais hommes, on leur montrera de quel bois on se chauffe.»
    Parmi les principaux personnages, Antoine, le patron d’un bistrot parisien du Faubourg Saint Antoine, le Trou Normand, n’était pas le dernier en 1840 à crier «La liberté ou la mort. du pain ou du plomb»
    Avec sa femme Léonie, une jeune fille de loin sa cadette, ils fréquentent Jeanne Sabour, une ancienne d’Antoine macquée maintenant avec Raoul un homme à la moralité douteuse.
    Quand les événements se précipitent, et que les habitants du Faubourg sont tous suspects, ils sont parmi les premiers à décider de partir, préférant l’Algérie au bagne où à la condamnation à mort.
    Les cent-cinquante premières pages du livre sont consacrées aux événements qui ont conduits les autorités politiques à organiser un premier convoi puis au voyage vers l’Algérie.
    Ce dernier s’étend du 8 au 28 octobre. Bien que considérés comme suspects, les «colons» le vivent comme une parenthèse enchantée. Ils découvrent une France qu’ils ignoraient mais dont ils sont désormais exclus, celle des villes industrieuses et des réalisations technologiques dont ils n’avaient pas idée. Ils s’interrogent sur les motivations réelles de leur départ. Mais leur optimisme emporte tout. Les habitants des villes des bords des canaux les acclament, l’excitation règne à bord au sujet de ce paradis vers lequel ils voguent, ils chantent, sont nourris gratuitement, fantasment sur les orangers, les palmiers les champs de blé, et leurs petites maisons à l’ombre d’un tilleul.
    Pourtant lorsqu’il laisse aller ses pensées, Antoine s’interroge sur ce pays et ses habitants premiers, « (…) n’allait-il pas devoir arracher cet os à d’autres et devenir le bourgeois de populations encore plus misérables que lui ? »
    A l’inverse, Alphonse Machicoine et son âme damnée Bécu, sont plus cyniques, motivent leur départ en Algérie parce que «les pays neufs permettaient des fortunes bien plus prodigieuses que la vielle France frileuse, avec ses révolutions manquées (…)»
    D’autres ont des motivations moins avouables, l’indic Jeanjean joue la carte de la délation au service de l’autorité, Raoul le compagnon de Jeanne, mise lui sur le plaisir et le jeux, certain de l’attrait qu’ils représenteront pour les futurs «colons».

    L’arrivée en Algérie et les déconvenues des colons sont traités de la même façon. Par touches successives, l’auteur livre à travers les dialogues des personnages ou leurs réaction aux événements, une image de plus en plus précise de l’organisation sociale et de la place de chacun des groupes qui compose cette société nouvelle, «colons» petits et gros, espagnols, armée, algériens.

    Les dialogues entre les différents personnages, leur ressenti, donnent une vision juste de ce qu’allait devenir la société en Algérie, avec ses contradictions et ses exagérations. L’auteur parvient à en esquisser les traits en ne faisant pas intervenir sa connaissance de ce qu’il adviendra des ces colons et de comment ils réagiront par la suite. Un livre tout en finesse et subtilité sur un sujet souvent évoqué avec manichéisme,.
    Merci Michèle Perret et bravo pour cet ouvrage à mettre entre toutes les mains.

    PS : Après avoir lu le premier convoi, je me suis remémoré le concept des «farces de l’histoire» tel que Jean Duvignaud mon professeur de sociologie à l’université de Tours l’exposait lorsqu’il mettait en garde nos jeunes esprits contre les idéologies, en attirant notre attention, tout en reconnaissant forcer le trait, sur le fait que, selon son analyse, les descendants des insurgés de 1848, de la commune et de Républicains espagnols avaient contribué à l’émergence du mouvement pour l’Algérie Française.

    Publié sur : https://www.babelio.com/livres/Perret-Le-Premier-Convoi-1848/1176961/critiques/2043499

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