De l’autre côté de la mer, c’est loin

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De l'autre côté de la mer, c'est loin -Éditions Chèvre-feuille étoilée
De l'autre côté de la mer, c'est loin -Éditions Chèvre-feuille étoilée
Verso

À paraître le 1er décembre

Leïla Sebbar nous conte dans ce nouveau recueil les femmes d’Algérie, protectrices, rebelles, amoureuses, femmes libres et les hommes qui les entourent.

Dix nouvelles inédites ou parues dans Étoiles d’encre, écrites de 1998 à 2021. Préface de Sabrinelle Bédrane, maîtresse de conférences à l’université Sorbonne Nouvelle en littérature française/francophone, XXe/XXIe siècles.

Publié en 2021
ISBN : 9782367951522 Catégories : , , Étiquettes : , , ,

Description

Leïla Sebbar nous conte dans ce nouveau recueil les femmes d’Algérie, protectrices, rebelles, amoureuses, femmes libres et les hommes qui les entourent.

Dix nouvelles inédites ou parues dans Étoiles d’encre, écrites de 1998 à 2021. Préface de Sabrinelle Bédrane, maîtresse de conférences à l’université Sorbonne Nouvelle en littérature française/francophone, XXe/XXIe siècles.

Safia chante à l’ombre d’un grenadier. Elle n’est plus jeune ni belle. Je la vois se lever, venir vers moi : « Tu es la bienvenue dans ma maison. J’ai gardé pour toi la plus belle chambre. Je savais que tu viendrais. Je ne t’ai pas parlé, je ne connaissais pas la langue de ta mère, je te voyais dans les romarins contre le grillage vert, je t’ai guettée si souvent. Je ne t’ai pas oubliée. Je t’ai chantée partout, dans les maisons des riches, les cabarets fameux et les mariages princiers. Tu es revenue dans notre village, ma maison est ta maison. Reste avec nous aussi longtemps que tu voudras. Voici ta chambre. Repose-toi jusqu’à la fête, ce soir. La nuit sera belle. »

Sabrinelle Bédrane, termine ainsi sa préface :

« Leïla Sebbar semble répondre in fine, après des années, à l’injonction muette de Safia, orpheline algérienne : ne me quitte pas, ne fais pas de moi une étrangère, de l’autre côté de la mer. »

 

96 pages 

Détails du livre

Poids0.074 kg
Dimensions0.68 × 11 × 18 cm
Auteur(e)

Leïla Sebbar

Editeur

Éditions Chèvre-feuille étoilée

Préface de Sabrinelle Bédrane

La préface est de Sabrinelle Bédrane, maîtresse de conférences à l’université Sorbonne Nouvelle en littérature française/francophone, XXe/XXIe siècles.

Extrait :

De l’autre côté de la mer, c’est loin réunit pour la première fois dix récits inédits ou disséminés dans divers numéros d’Étoiles d’encre, revue trimestrielle des femmes en Méditerranée. Ces récits sont présentés dans l’ordre chronologique de leur temps d’écriture, qui commence en février 1998 pour s’achever récemment, en septembre 2021. Ils sont liés car tous font la part belle aux femmes. Leïla Sebbar les attend de l’autre côté de la mer. « Vous êtes là ! Je vous attendais. Vous êtes les bienvenues. » Ainsi s’achève « La Maison bleue », huitième nouvelle.

Peuplé d’orphelines, d’orphelins, ce recueil donne une voix à chacune, à chacun. « Le Monologue de la prisonnière », troisième nouvelle, est entendu par nous et écouté, au sein du récit, par une institutrice bienveillante, alors que cette prisonnière est rejetée de tous et n’a plus voix au chapitre. Safia la paria, l’orpheline avec laquelle les filles ont interdiction absolue de jouer, est choisie comme personnage principal de la cinquième longue nouvelle, « Safia, tu es revenue ». Safia se voit dotée d’une voix puissante et sera en mesure d’accueillir ceux qui en ont besoin. « Dans sa maison des vignes, parmi les orangers et les grenadiers vivent des pauvres, jeunes et vieux, des orphelins et des orphelines. Ils se reposent de la vie chienne au bord de la fontaine, les mosaïques sont fraîches. Safia les protège, ils sont les bienvenus. »

Ce livre/refuge rassemble femmes et hommes de toutes origines. Les langues se mêlent les unes aux autres, le français, l’arabe, le turc, l’espagnol, le russe, l’allemand, le latin. « La Maison bleue, c’est Babel ». Le livre entier fait rayonner langues et cultures, se jouant des appartenances. Il se referme sur un mot franco-arabe : « madjnounneries » (de Madjnounn, fou en arabe).

Ces nouvelles sont à l’image des mèches brunes tressées des femmes qui habitent le recueil. Elles sont entrelacées et différentes : longues, brèves, drôles, tragiques, donnant à entendre une voix collective ou individuelle (humaine ou non). Les femmes cousent, rassemblent, réparent et tissent des liens protecteurs de récit en récit, nouant des relations entre elles et, surtout, entre textes et tissus. Les femmes tiennent le recueil/refuge debout.

Communiqué de presse et sommaire

Le télécharger ici.

Préface de Sabrinelle Bedrane Mère et fils – De l’autre côté de la mer, c’est loin – Le monologue de la prisonnière – Mémoire de l’arbre – Safia, tu es revenue – Elles font le boulevard – L’Orient instantané – La Maison bleue – Des fleurs blanches – Augustin, l’enfant de la légion étrangère.

Presse

Écouter la conférence « Écrire (sur) le silence » que Martine-Mathieu Job a donnée lors du colloque consacré à Leïla Sebbar au Centre Culturel International de Cerisy du 2 au 8 août 2021.

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