Bonjour à toutes et à tous,

Depuis le 20 mars, nous ne vous avons rien envoyé.

Les newsletters affluent de toute part vous enjoignant de lire, d’écouter telle musique, de regarder tel film, de faire telle recette… ou juste pour vous faire rire. 

Ce message sera donc court.

Comme promis nous avons numérisé quelques livres, en particulier les deux derniers parus “Le Premier Convoi 1848 " de Michèle Perret et “Elles venaient d’Orenburg" de Caroline Fabre-Rousseau, la réédition de “L’ombre d’un homme qui marche au soleil" avec l’ajout de La première aurore, texte dont nous vous offrons un extrait que Maïssa Bey aurait pu écrire aujourd’hui. 

Mais aussi d’autres plus anciens comme “Cher Azad" de Janine Teisson ou " Cri" de Janine Pham. 

Ils sont sur notre site mais aussi sur d’autres plateformes et il vous suffit de taper les titres pour trouver celui qui vous convient le mieux. Sur papier (Anouk envoie toujours les livres), sur ordi en PDF ou e-book, sur Kindle, sur Kobo… 

Notre maison d’édition qui fête ses 20 ans cette année va, comme toutes les autres, se trouver en difficulté financière. 

Vous qui nous suivez depuis longtemps ou depuis peu, vous pouvez nous aider en commandant ces livres ou même en mettant votre avis sur ceux que vous avez lus sur notre site ou sur d’autres… 

Sur Babelio ces dernières parutions tout comme “Icare mon amour" ont reçu de belles critiques. 
Aidez-nous à surmonter cette épreuve.

Nous préparons le numéro spécial 20 ans d’Étoiles d’encre, qui paraîtra en octobre avec les premiers salons où nous pourrons de nouveau présenter nos publications. Nos auteures témoignent ici.  

Rouvrir La peste. Revisiter Oran, la ville toute proche. Oran en état de siège. 
Des hommes aussi. Quelques figures féminines effacées. Très effacées.
Le malheur comme la guerre ne serait donc pas affaire de femmes ? 
Car ce sont aussi et surtout des hommes que des circonstances pour le moins exceptionnelles rapprochent. Des hommes qui vont agir, vivre, – pour certains mourir – et puiser en eux les ressources nécessaires pour affronter et combattre le mal. 

Il y a Rieux, le médecin pour qui la seule façon de lutter contre la peste est l’honnêteté, celle qui consiste à faire [son] métier.
Ce sont donc des hommes confrontés à un fléau et qui prennent conscience de la précarité de leur condition face à ce fléau.

Des hommes. Avec leurs faiblesses. Leurs lâchetés. Leur courage aussi. Leur façon de se révolter contre ce qu’on leur présente comme inéluctable, irrémédiable. 

                                                                                                                        Maïssa Bey

                                                                       in  L’ombre d’un homme qui marche au soleil

                                                                                                 réflexions sur Albert Camus